Trinidad de Cuba…

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Lieux remarquables

Vallée de los Ingenios
Déclarée par l’UNESCO Patrimoine de l’Humanité. C’est un musée du sucre et de la douleur. Quelques maisons de propriétaires ont survécu, avec l’opulence de leurs meilleures époques. D’autres restent en ruines. Il y a des restes ingenios (moulins à sucre) des sucreries et des fers oxydés ; les premiers apportèrent la richesse et les seconds le martyre. Dans la vallée de los Ingenios est érigée la tour de Manaca-Iznaga, qui fait office de sentinelle de ce plateau.
À plus de 470 mètres de hauteur, les choses sont vues différemment. L’observateur acquière une dimension de pouvoir. C’est ainsi que devait se sentir Alejo María del Carmen Iznaga y Borrel, qui ordonna sa construction par pur caprice.

Place Mayor
Cela n’a pas toujours été le lieu paisible et frais des nuits caribéennes. Il y a 485 ans, il aurait été difficile de se promener entre des tentes, des arquebuses et des soldats fanfarons. Il s’agissait de la troupe de Hernán Cortés qui se préparait à la conquête de Mexico. Après quelques temps, ce terrain ne sera plus le Champ de Mars et deviendra une place illuminée avec des lampes fonctionnant à l’huile d’olive, où les cavaliers faisaient les galants auprès des dames et les nobles discutaient de leurs affaires de sucre.
Aujourd’hui, la Place Mayor de Trinidad et son environnement sont considérés comme l’un des ensembles urbanistiques les plus homogènes de la période coloniale de Cuba.

Église paroissiale Mayor
13ème année du 18ème siècle. Des planches et des caisses lancées à la mer par un bateau espagnol arrivent sur les côtes de la Trinidad. Le contenu de l’une des caisses donnera une grande importance à ce fait divers. Un Christ taillé dans du bois fin et qui avait pour destination Vera Cruz a préféré arrivé à Trinidad que continuer pour le Mexique.
Cette image est actuellement vénérée dans l’église paroissiale Mayor, même si son autel principal est consacré à la Sainte Trinité. L’église a été détruite à plusieurs occasions, et même saccagée par des pirates, mais elle a toujours su s’en remettre. Malgré ses malheurs, elle a donné la plus grande de ses cloches à la Cathédrale de La Havane. Les bons chrétiens sont comme ça.
456, rue Francisco J. Zerquera.

La Canchánchara
Le miel d’abeille avec du citron apaise le mal de gorge, et si vous y ajoutez de l’eau de vie de canne, vous obtenez la canchánchara, qui vous remontera. Les séparatistes en buvaient dans la montagne. Maintenant elle est préparée dans des tavernes qui portent son nom. Elle est servie dans de petits verres en argile de même que le jus de canne, mais le lait de noix de coco est servi dans son récipient naturel.
Toutes ces boissons ont leur place à la Canchánchara.
Rue Real del Jigüe sans nº.

Casa Guachinango
Ici ce n’est pas comme dans les montagnes, où l’on peut seulement marcher à pied. Nous sommes au milieu d’une plaine. On peut utiliser une bicyclette, un cheval ou une jeep pour parcourir les champs de la zone. Les paysans sont aimables mais ils ne sont pas obligés de perdre leur temps à attendre les touristes qui souhaitent discuter avec eux.
Si un étranger arrive, le paysan (guajiro) laisse ce qu’il est en train de faire et s’occupe de lui avec plaisir. Il lui parle de la récolte et de la vache qui a mis bas, comme s’il le connaissait depuis toujours. Entre les tabourets et les montures, le visiteur connaîtra mieux Cuba qu’en lisant une brochure quelconque.

Casa de la Trova
Entre les bohèmes et les guitares c’est la spontanéité qui règne, on parle sans tabou ni trompe-l’oil. Celui qui arrive et rejoint le groupe où vibrent les cordes est accueilli en ami. La Casa de la Trova a une place pour les esprits libres. On peut y écouter de la musique et l’acheter enregistrée. 29, rue Fernando Hernández Echerri Tél. : 6445.

Casa de la Música (maison de la musique)
Juste à côté de l’église paroissiale Mayor, à la fin du perron, se trouve la Casa de la Música. On peut écouter et emporter. Lorsque l’église dort paisiblement, les fiestas les plus savoureuses de Trinidad sont organisées juste à côté. Troupes de musiciens (parrandas), musique populaire, danses afro-cubaines, gorgées de Havana Club.
Rue Francisco J. Zerquera sans nº Tél. : 3414.

Casa de los Mártires (maison des martyrs)
406, rue Francisco J. Zerquera Tél. : 3640.

Maison de la culture
406, rue Francisco J. Zerquera.

Bibliothèque "Gustavo Izquierdo"
265, rue Martí.

Boutique d’art "Amelia Peláez"
357, rue Villena

Galerie d’art "Benito Ortiz"
Rue Real del Jigüe, à l’angle de la rue Desengaño.

Maison de l’historien de la ville (Casa del Historiador de la Ciudad)
54, rue Fernando Hernández Echerri entre les rues Piro Guinart et Simón Bolívar Tél. : 3634.

Bureau du conservateur
Il a pour objectif principal de sauver le patrimoine, de diffuser la culture, et de préserver la mémoire historique de Trinidad et de la vallée de Los Ingenios.
18, rue Ernesto Valdés Muñoz.
Fax: 6230 Tél. : 6236, 6166 (pizarra) E-mail. aruhaco@restauro.co.cu.

Église paroissiale Mayor
103 marches en bois précieux conduisent en haut de la tour où quatre cloches en or, en argent et en bronze sonnent pour la messe tous les dimanches. Au début, l’église était en guano, en paille et en brique. Jusqu’à ce qu’en 1680 l’église actuelle soit terminée.
Les jardins ont même servi de cimetière à une époque. Mais il y a également le cas d’une dame repentie qui a demandé à être enterrée dans l’entrée principale. En son honneur, cette ouverture s’appelle Porte du Pardon (Puerta del Perdón).
1, rue Jesús María, à l’angle de la rue Honorato del Castillo.

Place Mayor
Quelle différence aujourd’hui ! Au 16ème siècle, la place était entourée de maisons en planche et en guano, et lorsqu’il pleuvait, le sol se transformait en boue. Maintenant, la place est gardée par de magnifiques bâtiments tels que l’église paroissiale Mayor et l’Hostal del Rijo. Il y a même une personne qui a décidé d’y déménager avec son propre piédestal.

Pont sur la rivière Yayabo
Monument National. Ils disent qu’un lutin noir et lippu se cachait sous le pont. Il devait se sentir à l’abri sous couvert de cette masse de brique et fier car il n’existe aucun autre pont à Cuba qui soit posé sur cinq arcades de style roman. Le pont compte plus d’un siècle et demi d’existence.

Maison de la culture
L’art est un instinct, mais le fait d’être guidé par un maître peut aider. Ces forgeurs d’artistes ont leur chaire à la Maison de la Culture. Des amateurs y entrent qui en ressortent musiciens, poètes. et fous ?
9, rue Cervantès, à l’angle de la rue Máximo Gómez Tél. : 237772.

Bibliothèque Rubén Martínez Villena
Regardez vers le haut et vous verrez de l’or sur la coupole. Evidemment, la société artistico-littéraire qui se réunissait ici durant la période néocoloniale ne s’attendait pas à moins de luxe. Quelle différence entre eux et les personnes simples qui visitent la bibliothèque aujourd’hui !
1, rue Máximo Gómez, à l’angle de la rue Manolo Solano Tél. : 23133.

 

Musées

Musée romantique
Connu également comme le palais du Comte Brunet, un rupin avec des envies de nobiliaires, qui s’est même dessiné un écusson. Deux siècles d’existence n’ont pas dégradé la somptuosité de cette résidence. Le toit et les escaliers sont en caoba. Le plancher est en marbre européen. La verrerie de Bohème. La céramique de Talavera de la Reina. Des fresques murales. Il n’est plus nécessaire d’être de sang royal pour visiter le palais du Comte Brunet.
52, rue Fernando Hernández Echerri. À l’angle de la rue Simón Bolívar. Tél. : 4363.

Musée d’architecture
Sans son architecture, Trinidad serait un fantôme, un esprit sans corps. L’art de construire aux 18ème et 19ème siècles y est représenté. La bâtisse du musée date de 1738. Les planches du toit semblent emboîtées. Il y a des serrure énormes aux fenêtres et aux portes, en plus de la collection de ferrures, des pièces de bois taillé et des points en cristal et de couleurs. C’est une Trinidad condensée.
83, rue Ripalda, entre les rues Fernando Hernández Echerri et Rubén Martínez Villena.

Musée d’Archéologie
"Nous avons passé une nuit très agréable dans la demeure de M. Antonio Padrón, l’un des habitants les plus riches où se réunit pour discuter le gratin de la Trinidad", Alexander von Humboldt, mai 1801. L’ancienne demeure des Padrón n’organise plus de réunions de discussion pour l’aristocratie. Ses salles exposent maintenant des objets de la culture aborigène que les conquistadors ont pratiquement détruite.
Les fers des esclaves constituent un autre "héritage" du pouvoir colonial. L’exposition couvre jusqu’à la moitié du 19ème siècle. Civilisation et barbarie sous le même toit.
457, rue Simón Bolívar Tél. : 3420.

Musée Municipal Général de Trinidad
C’est une malle à souvenirs de Trinidad. L’intérieur a été décoré par des peintres locaux et italiens. L’ancien palais Cantero recèle le devenir historique de la ville à travers les armes, le mobilier, les arts et les documents.
Il possède une tour de trois étages avec vue sur la ville. 423, rue Simón Bolívar Tél. : 4460.

Musée de la lutte contre les bandits
Qui serait capable d’imaginer qu’un couvent de paisibles nonnes soit transformé en un quartier général d’infanterie ? Cela fait partie du registre de l’histoire de ce bâtiment. Les contrastes ne s’arrêtent pas là. Qui pourrait penser que derrière cette façade ecclésiastique sont exposées des mitrailleuses et des barques de débarquement ? Il faut le voir pour le croire. C’est le camp merveilleux cité par Alejo Carpentier.
357, rue Fernando Hernández Echerri, à l’angle de la Rue Piro Guinart Tél. : 4121.

Musée spéléologique
Foyer, temple et cimetière aborigène, l’ensemble sous terre, dans la Cueva Maravillosa (la grotte merveilleuse). Un musée unique de Cuba situé dans une caverne. Son accès est difficile et il est ouvert à toute heure du jour et de la nuit. Une légende raconte que la jeune indienne Caucubú s’est cachée dans cette caverne lorsque son fiancé Naridó fut assassiné.
Elle décida alors de se laisser mourir de faim et de soif. En hommage à son amour, une fontaine a été construite dont l’eau porte chance aux amoureux qui la boivent. Les nuits de pleine lune, Caucubú apparaît à la porte de la Cueva Maravillosa pour chercher Naridó.
Hôtel Las Cuevas, Finca Santa Ana.

Musée provincial général
C’est d’abord un capitaine espagnol qui y vécut en 1740 et il y a maintenant un canon au milieu de la maison. Il y a également des instruments de torture pour les esclaves africains. Les musées sont quelque peu extraordinaires : dans une salle sont exposés des ustensiles en pierre utilisés par les aborigènes, et dans l’autyre il y a de la vaisselle de la renaissance espagnole.
3, rue Máximo Gómez entre les rues Guardiola et Manolo Solano. Tél. : 27435.

Musée de l’art colonial
Quatre-vingt kilomètres avec un piano sur le dos ! Les pauvres esclaves qui ont dû le transporter, tout cela à cause d’une capricieuse. Le piano est toujours là, dans la maison de las Cien Puertas (maison aux cent portes). Les anciens propriétaires ont orné leur palais avec des vitraux, des vases en porcelaine, des lustres qui pendent du plafond comme des araignées en verre, du bois superbe et tout ce que leur luxe leur permit, c’est-à-dire suffisamment. Caprices de riches. Au fait, la jeune fille n’a jamais utilisé le piano…
74, rue Plácido sud, à l’angle de la rue Jesús Menéndez Tél. : 25455.

Musée d’histoire naturelle
Vous vous êtes déjà arrêté devant un crocodile pour le regarder dans les yeux ? Profitez-en car dans ce musé il y en a un qui heureusement est disséqué. Si la conservatrice du musée regarde ailleurs, vous pouvez peut être le toucher furtivement. Ce sera notre secret.
2, rue Máximo Gómez Sud, à l’angle de la rue Cadena Tél. : 26365.

Maison musée Serafín Sánchez
Ils m’ont tué.. ce n’est rien, continuez d’avancer ! C’est ce qu’a dit le général Serafín Sánchez lorsqu’il reçut une balle mortelle sur le champ de bataille. C’est l’homme qui courait dans cette maison lorsqu’il était à peine enfant. Son histoire habite chaque recoin de cette maison musée. Non seulement la sienne, mais aussi l’histoire du processus indépendantiste auquel il adhéra, par l’intermédiaire d’armes, d’uniformes et d’autres objets. Le musé dispose d’un centre de documentation sur les luttes libertaires de notre pays. 112, rue Céspedes Tél. : 27791.